Sapone
Format estival - Focus sur 10 innos
#7 - Le shampooing dans un savon
Une inno fondée sur :
- une tendance installée depuis de nombreuses années : la nécessité de trouver des alternatives au plastique à usage unique dans la salle de bain – la recharge en étant une mais encore relativement marginale. Même constat du côté du shampooing solide, désormais connus du grand public mais qui convertit peu (texture, résultats) Sapone combine la forme liquide que l'on connaît et apprécie et le zéro-déchet que l'on recherche.
- une nouvelle gestuelle : pas de changement au niveau du shampooing que l'on verse sur ses cheveux mais la coque de savon dans laquelle il est contenu, propose, elle, une expérience totalement nouvelle puisque c'est elle que l'on utilise pour se laver le corps. Shampooing et savon sont conçus pour s'épuiser au même rythme et pour qu' "il ne reste rien à jeter"

- une démarche R&D ambitieuse : quatorze mois de développement, une douzaine d'ingénieurs qui jugeaient le projet irréalisable, une chimiste passée vingt ans dans un grand groupe de beauté et un discours axé sur la prouesse technique.
Avec une promesse qui intrigue : peut-on vraiment obtenir la même expérience de lavage ? L'argument de la marque étant que le savon, destiné à une durée de vie plus courte que les savons classiques (conçus pour tenir un an en rayon), est aussi plus doux pour la peau.
- des codes qui jouent sur un registre premium. Le marbre évidemment mais aussi le nom (italien Sapone), les gammes de couleurs, la photo léchée positionnent le produit comme un objet de salle de bain haut de gamme que l'on imaginerait bien aux côtés de marques comme Oribe ou Ouai.
Pourquoi c'est intéressant
Le signe d'une tendance à venir : celle du produit qui absorbe son propre emballage plutôt que de chercher à le supprimer ou à le rendre recyclable. Là où la plupart des marques durables retirent un élément (le plastique, la dose, l'étape), Sapone ajoute un usage : le contenant devient un second produit à part entière, vendu au même titre que le premier.
Avec une ambition assumée : convertir les consommateurs qui ont déjà essayé le shampooing solide et abandonné, en partant du principe que ce n'est pas l'intention écologique qui bloque l'adoption, mais l'expérience d'usage – d'où l'insistance répétée sur l'absence de transition, de texture cireuse, de période d'adaptation.
Il y a quelques années, la marque américaine Plus avait déjà tenté l’expérience avec des gels douche conditionnés dans des emballages hydrosolubles, qui disparaissaient à chaque utilisation. Espérons que Sapone ouvre cette fois une véritable voie vers une nouvelle manière de consommer la beauté, à la fois plus responsable et plus ludique.